Au lendemain de la guerre

39-45 : La guerre des enfants

Au lendemain de la guerre

Au total, la deuxième Guerre mondiale a coûté la vie à plus de 350 000 civils en France et des millions d’enfants en sont ressortis blessés, meurtris et orphelins. Dans les grandes villes, la moitié des mômes sont rachitiques et presqu’un quart d’entre eux accusent des retards de croissance. Maintenant, il faut panser les plaies, guérir de toutes ses atrocités et essayer de repartir de l’avant. Pendant la guerre, le Conseil National de la Résistance avait déjà pris conscience de la gravité de la situation et réfléchit à la mise en place d’une politique de l’enfance pour après.

A la Libération, les ordonnances de 1945 confirment que le temps des réparations est venu. Pour en finir avec les méthodes concentrationnaires subies par les enfants pendant la guerre, le pays se dote d’une justice pour mineurs et les prisons pour enfants sont interdites. Un nouveau monde est entrain de naître dans lequel l’enfant ne doit plus jamais subir les tortures que l’on a infligées à Bernard Dermont sous l’Occupation.

Bernard Dermont, première arrestation à 11 ans : "(…) On m’a amputé ma vie de 6 années."

Le pensionnat de Ker Goat fermera définitivement ses portes à la fin des années 40. L’école, elle, redeviendra gratuite et égalitaire. Filles et garçons ont désormais accès aux mêmes programmes scolaires, quel que soit leur condition et l’endroit où ils vivent. A travers le pays, sont créées des colonies de vacances pour redonner un peu d’air aux gamins les plus pauvres et leur changer les idées. Ces mesures ne sont qu’un baume sur des plaies ouvertes, il est des douleurs plus profondes que le pays n’est pas prêt à entendre. Dans une France, plus que jamais tournée vers l’avenir, certains enfants doivent se reconstruire en silence.

Du conflit le plus meurtrier de l’histoire, la France sort transformée, l’enfant va peu à peu être au centre des attentions, qu’ils s’agissent de l’école, de la psychologie, de la médecine, de la culture ou des loisirs. Comme si les adultes avaient finalement compris que pour soigner les hommes, il fallait d’abord protéger et chérir les plus jeunes. Parce que les blessures subies durant les premières années ne s’effacent pas et qu’on ne sort jamais indemne d’une enfance saccagée par la guerre.

 

 

RÉALISATEUR :
Fanny Glissant, Jean Labib
AUTEUR(S) :
Julien Johan, Michèle Durren, Manon Pignot
COPYRIGHT :
2017
PRODUCTION :
2017
DIFFUSION :
2017
En partenariat avec

Réseau Canopé édite des ressources pédagogiques transmédias (imprimées, numériques, mobiles, TV), répondant aux besoins de la communauté éducative. Acteur majeur de la refondation de l’école, il conjugue innovation et pédagogie pour accompagner l’école dans l’ère du numérique.

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